3 MINISTRES TUNISIENS DU GENERAL & DICTATEUR BEN ALI BIENTOT DEVANT LA JUSTICE INTERNATIONALE

Abderrahmane TLILI a commencé, le 15 janvier 2008, à la prison civile d’El-Mornaguia, unegrève de la faim qu’il poursuit encore à ce jour. Il est, donc, à son 26ème jour de grève de la faim. Il a assuré sa mère et ses trois frères qui lui ont rendu visite ce jeudi qu’il poursuivra cette grève de la faim «jusqu’au bout». Ils l’ont trouvé physiquement très affaibli, mais serein et déterminé.

La dernière grève de la faim de Abderrahmane, en juillet et août 2006, a duré 35 jours. Il ne l’a suspendu que sur l’insistance de sa famille et à la demande des nombreuses organisations et personnalités démocratiques qui s’étaient solidarisées avec son action et ses revendications. Abderrahmane demande sa propre libération et celle de tous les prisonniers politiques en Tunisie, dénonce le procès fictif qui a été fomenté contre lui en 2003 et appelle au respect des

libertés individuelles et publiques en Tunisie.

Les membres de sa famille ont alerté, plus d’une fois, les Autorités tunisiennes sur la gravité de son état de santé, mais en vain. Ils ont fait appel, le 20 janvier, à Maître Radhia NASRAOUI, Présidente du Comité national contre la torture en Tunisie, pour plaider son cas devant les

organisations et juridictions internationales. Ils ont également mandaté Maître Mario STASI, ancien Bâtonnier du Barreau de Paris, pour défendre Abderahmane.

Se fondant sur un avis médical délivré par le Professeur LEBLANC, spécialiste du diabète de renommé internationale, médecin traitant de Abderrahmane avant son incarcération, l’avocat

français a adressé, le 23 janvier, une lettre au Gouvernement tunisien lui demandant l’hospitalisation urgente du gréviste de la faim. Il est encore dans l’attente d’une réponse. Le 30 janvier, une vingtaine de personnalités politiques tunisiennes ont signé une pétition soutenant les revendications élémentaires de Abderrahmane et demandant son hospitalisation urgente et sa libération immédiate. Figurent parmi les signataires le fondateur et la Secrétaire Générale du Parti démocratique progressiste, le Président et le Secrétaire général de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, le Président du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie….

Pour leur part, les Autorités tunisiennes ont réagi, comme lors de toutes les grèves de la faim en Tunisie et dans le but de casser tout élan de solidarité, par la désinformation en utilisant tous les canaux pour faire croire que Abderrahmane n’est pas en grève de la faim. La dernière manoeuvre en date a été de dépêcher le Président du «Haut comité pour les droits de l’homme» (organisme gouvernemental) à la prison pour pouvoir par la suite publier son «témoignage». Sauf qu’après sa visite, ce haut fonctionnaire s’est abstenu de publier le moindre commentaire et les  autorités ont été obligées, quatre jours après, de lui prêter des propos, sous la forme d’un article non signé dans un journal à leur solde, où il donne une description fictive des conditions de détention de Abderrahmane. Mais sans oser dire clairement qu’il n’est pas en grève de la faim…

source: http://espace.tunisie.over-blog.com/article-16797154.html